Au milieu d'une foule de japonais en effervescence, un européen faisait tâche. Qu'Est-ce qu'il faisait là ? Rien ne le montrait sur son visage. La seule chose que l'on arrivait à lire sur ce dernier était un stresse intense. Il tenait dans ses mains un bout de papier. Il le tenait tellement fort que celui-ci se froissa. Il le regarda alors avec intensité. De toute évidence, ce bout de papier avait un grand rôle dans son arrivée sur le sol nippon. Malheureusement pour lui, les informations contenus sur cette feuille étaient écrites en kanjis et il ne semblait pas savoir les lire. Par contre, l'inconnu savait apparemment très bien parler japonais, c 'était sans doute pour cette raison qu'il demanda autour de lui si on pouvait l'aider à traduire ces inscriptions.
Avec un mal de tête atroce et les jambes en compotes, notre protagoniste arriva devant un grand bâtiment. Ce dernier était haut et devait contenir des appartements de « luxe » d'après ce que l'on pouvait voir de la façade. Il regarda plusieurs fois son fameux bout de papier, perplexe, se demandant même si on ne lui avait pas donné une fausse adresse. Finalement, il entra dans le bâtiment et comme convenu, il appela le numéro qui était indiqué. Ce fut une femme qui lui répondit. Elle lui dit que son appartement était le numéro vingt-sept du quatrième étage. Il devait s'y rendre et attendre qu'un agent immobilier vienne lui faire visiter.
Il acquiesça et fit comme lui avait indiqué la femme au téléphone.
En entrant dans l'appartement, il fut tout de suite impressionné par la très grande fenêtre qui se trouvait dans la pièce principal. Cette dernière donnait sur Tokyo et illuminait presque tout l'appartement. D'ailleurs, les pièces étaient toutes très spacieuse, il y avait de la place pour trois.
Le jeune homme n'avait sans doute pas l'habitude d'autant de luxe puisqu'il s'émerveillait a chaque fois qu'il découvrait de nouvelles pièces.
Il était arrivé depuis seulement quelques minutes et quelqu'un était déjà à la porte. Ce devait être l'agent immobilier. Il l'attendit dans la grande pièce. Malheureusement pour lui, ce n'était pas l'agent immobilier qui arriva mais, une jeune fille. Elle n'avait pas les yeux bridés, il en conclu donc que ce n'était pas une asiatique.
Au première abord, elle avait l'air d'une gamine mais, quand on la regardait mieux on pouvait tout de suite remarquer que c'était en réalité une adulte. Elle était habillée de façon assez voyante mais, très mignonne !
Elle ne vit pas notre protagoniste et prononça une exclamation découvrant l'appartement :
« WOUAH ! C'est super grand ! »
Ces mots avaient été prononcés en français. Il comprit donc quelle était française, tout comme lui. Ce n'était qu'après quelques minutes que la jeune femme le remarqua. Très respectueusement elle le salua et lui demanda -persuadée que c'était l'agent immobilier :
« Bonjour ! Je m'appelle Alexandre. Cet appartement est vraiment très... lumineux. Vous pourriez me le faire visiter ? »
C'était un peu gêné que le « garçon » répondit :
« Désolée mais, je ne suis pas l'agent immobilier. Je l'attend justement, il devrait bientôt arriver ! Et moi je m'appelle Alice, enchantée ! »
Alex fut alors un peu surprise. Elle l'a prenait pour un homme. Mais, à vraiment la regarder, on pouvait remarquer que les traits de son visage étaient plus fins que la plupart des hommes. Il faut dire aussi que avec sa casquette sur la tête on ne voyait pas très bien son visage et la jeune femme portait des vêtements de garçons... Enfin après ce premier échange la dénommée Alex accosta notre protagoniste :
« Pourquoi l'attendez vous ?
- Et bien parce qu'il devait me donner toutes les dernière informations pour la location de cette appartement.
-Je crois qu'il y a une erreur parce que moi aussi j'attend pour les même raisons que vous ! Et j'ai déjà payé le premier mois de loyer !
- Moi aussi ! »
Les deux jeunes femmes se lancèrent des regards noirs.
Puis une autre jeune femme entra dans l'appartement et mit fin à cet échange. Également occidentale, la nouvelle arrivée regarda les autres, surprise, ne s'étant pas préparée à voir des personnes dans ce qui devait être son appartement. Alex poussa alors une exclamation :
« Ne me dites pas que vous êtes venue ici afin d'attendre l'agent immobilier et que vous avez aussi payé le premier mois ?!
- Ben si... pourquoi ? »
Alice et Alex baissèrent la tête simultanément, terrassées devant cette dure réalité, elles s'étaient faites bernés. Ce n'était que quelques temps après que la dernière jeune femmes soit arrivée qu'une lettre fut projeté sous la porte. On pouvait lire en français :
« Désolée les filles mais, j'avais vraiment besoin d'argent ! »
On entendit alors des bruits de pas qui s'éloignaient à toute allure de l'appartement. La première chose à laquelle pensa Alice fut que cette façon d'arnaquer était carrément pourrie mais, elle mit apparemment trop de temps dans sa réflexion puisqu'un claquement de porte la fit revenir à elle. La dernière arrivée, qui ressemblait à une vraie mafieuse, se mit a courir en direction de l'homme qui avait de toute évidence posé le bout de papier. Après avoir compris que c'était l'arnaqueur qui était en train de détaller - c'est-à-dire assez longtemps - que Alex et Alice se mirent à la poursuite de leurs escroc. On dit souvent que la peur donne des ailes mais, à la vitesse où courrait l'homme c'était carrément des réacteurs qu'on lui avait donné. Heureusement pour elles, la « yakuza » courrait apparemment très vite et réussie à le rattraper -très violemment il faut dire-. C'était en bas de l'immeuble et elle le plaqua contre le mur, une main sur sa gorge. La jeune femme avait vraiment l'air d'un démon, ce qui fit frissonner Alice. D'une voix rauque, le démon vociféra :
« Rends nous notre argent, enfoiré !
- Désolé mais, je ne l'ai plus - dit t'il en regardant avec des yeux apeuré la jeune femme - par contre, il y a assez de place dans l'appartement pour trois, vous pourriez cohabiter non ? S'il vous plaît ne me tuez pas !! J'ai une femme et des enfants !
Je vous promet de baisser le loyer ! »
Elle le lâcha brusquement et prit une mine dégoutée. Cet homme était vraiment pitoyable.
Elle se retourna alors sur les deux autres jeunes filles, les regarda, puis reprit la parole :
« J'accepte de ne pas te vendre à la police à une seule condition.
- La... laquelle ? Répondit-il apeuré.
- Je veux que le loyer soit moitié moins cher.
- Mais, ce n'est pas moi qui décide c'est le propri... Euh... d'accord. »
Devant le regard noir de la jeune femme, l'agent immobilier avait abdiqué. Elle finit par le laisser partir. Les deux autres derrière étaient un peu impressionner. Elle avait vraiment un charisme fou...
Après quelques secondes, l'inconnue leurs sourit.
« Bonjour. Je m'appelle Mika. J'espère qu'on s'entendra bien. »
Les deux autres jeunes femmes lui rendirent sont sourire et lui serrèrent la main.
Décidément, Alice était tombée sur de drôles d'énergumènes.